La caravane d’information, de sensibilisation et de traitement des cas de fistule obstétricale, déployée depuis le 23 novembre 2025 au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bouaké, a offert une lueur d’espoir à des dizaines de femmes longtemps meurtries par cette pathologie invalidante.
Lors de la réunion-bilan suivie d’une visite du pavillon fistule de l’Établissement Public Hospitalier National (EPHN) de Bouaké, le mardi 2 décembre 2025, il est ressorti que 25 femmes ont pu être opérées avec succès, retrouvant ainsi dignité, autonomie et sérénité.
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Cette initiative est conduite par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, avec l’appui technique et financier de partenaires stratégiques tels que l’UNFPA et l’OMS. Ensemble, ils ont mis en œuvre une mission à forte portée humanitaire, dans un pays où la fistule obstétricale demeure l’une des complications les plus douloureuses de la maternité, touchant particulièrement les femmes vulnérables, souvent isolées et rejetées.
Sources5 cas particulièrement complexes traités
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Au cours de la réunion-bilan, Kouassi Kouadjo, chirurgien et point focal de la fistule obstétricale à Bondoukou, a présenté un premier état des lieux des activités menées. Selon lui, 44 femmes ont été examinées, parmi lesquelles 25 ont pu être opérées, dont cinq cas particulièrement complexes car associés à d’autres pathologies. « Nous avons également rencontré quatre cas de fistules très compliquées que nous n’avons pas pu opérer ici, mais qui seront programmés lors d’une mission opératoire à Bodo », a-t-il confié.
SourcesIl a également précisé que plusieurs femmes venues en consultation ne souffraient finalement pas de fistule mais présentaient d’autres affections gynécologiques, diagnostiquées grâce à l’expertise du personnel mobilisé.
SourcesLa mission a aussi bénéficié d’une collaboration étroite avec le CHR de Korhogo, permettant de référer six patientes pour une prise en charge plus adaptée
La mission a aussi bénéficié d’une collaboration étroite avec le CHR de Korhogo, permettant de référer six patientes pour une prise en charge plus adaptée. Cette synergie inter-hospitalière illustre l’importance d’un travail coordonné pour combattre efficacement cette pathologie.
SourcesPrésent à la rencontre, Mohamed Ahmed Abd, représentant résident adjoint de l’UNFPA, a salué la réussite collective de cette caravane. Il a rappelé que, parallèlement à Bouaké, une mission similaire à Korhogo a permis d’opérer également 25 femmes, portant à 50 le nombre total de femmes ayant recouvré la santé et la dignité. Au nom de la Représentante résidente de l’UNFPA, il a exprimé une profonde gratitude à l’OMS et au Rotary Club II Plateaux pour leur engagement constant. « Leur solidarité a contribué à redonner le sourire à cinquante femmes et à restaurer leur dignité », a-t-il déclaré.
SourcesPour une Côte d’Ivoire sans fistule obstétricale
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Le cadre onusien a aussi lancé un plaidoyer appuyé en direction des acteurs régionaux : mairies, conseils régionaux, organisations de la société civile et secteur privé. Il les a invités à participer à l’effort collectif visant à éliminer la fistule obstétricale en Côte d’Ivoire. « Mobilisons-nous pour une Côte d’Ivoire sans fistule obstétricale », a-t-il insisté.
SourcesLa délégation, composée notamment du directeur général de l’EPHN de Bouaké, Didier Onna, et du Dr Coulibaly Gnalebegna Issouf, représentant du DRSHPCMU, a ensuite effectué une visite du pavillon dédié à la prise en charge des patientes. À cette occasion, les femmes opérées ont reçu des kits dignité, comprenant des serviettes hygiéniques, du savon et des pagnes, des gestes simples mais symboliquement forts pour accompagner leur réinsertion sociale.
SourcesNous ne savions pas que la guérison était possible… Plusieurs d’entre nous ont été rejetées par leur mari ou leur famille
L’émotion était palpable parmi les bénéficiaires, certaines retrouvant le sourire après des années de souffrance silencieuse. Guei N’Dri Danielle Stéphanie, l’une des patientes opérées, a partagé un témoignage bouleversant. Les larmes aux yeux, elle a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs mobilisés : « Nous ne savions pas que la guérison était possible… Plusieurs d’entre nous ont été rejetées par leur mari ou leur famille. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle chance de vivre. Vous avez redonné espoir à celles qui l’avaient perdu. »
SourcesL’émotion était palpable parmi les bénéficiaires, certaines retrouvant le sourire après des années de souffrance silencieuse. Guei N’Dri Danielle Stéphanie, l’une des patientes opérées, a partagé un témoignage bouleversant. Les larmes aux yeux, elle a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs mobilisés : « Nous ne savions pas que la guérison était possible… Plusieurs d’entre nous ont été rejetées par leur mari ou leur famille. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle chance de vivre. Vous avez redonné espoir à celles qui l’avaient perdu. »
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