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Tiassalé : Assalé Tiémoko détaille le “braquage électoral” et engage la bataille judiciaire

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À Tiassalé, Assalé Tiémoko dénonce un « braquage électoral » lors des législatives de décembre 2025, accuse la CEI locale et saisit le Conseil constitutionnel pour faire valoir sa victoire.

À Tiassalé-Morokro, la contestation des résultats des législatives du 21 décembre 2025 se poursuit. Le député sortant et fondateur du mouvement ADCI, Assalé Tiémoko, annoncé comme perdant devant le candidat du RHDP, Alpha Sanogo, affirme avoir été victime d’un « braquage électoral ». Lors d’une conférence de presse le 30 décembre à Abidjan, il a détaillé ce qu’il présente comme une manipulation à grande échelle lors de la compilation des résultats.

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Un jeu « biaisé »

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Selon lui, les chiffres proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI) ne correspondent pas aux procès-verbaux (PV) détenus par son équipe. Dans la commune et la sous-préfecture de Tiassalé, Alpha Sanogo n’aurait obtenu que 5 445 voix, alors que le résultat officiel lui attribue 8 557 voix, soit plus de 3 000 voix ajoutées artificiellement à Morokro. De même, les chiffres publiés pour Assalé Tiémoko incluraient plus de 1 600 voix supplémentaires absentes des PV. Au total, il dénonce le rejet partiel de PV dûment signés par les présidents de bureaux de vote et les représentants des candidats : 127 PV sont en sa possession, mais la CEI n’en aurait reconnu que 120.

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L’ancien député met en cause une fraude locale orchestrée par des agents de la CEI, et en particulier par le président de la commission locale, qu’il considère partial et qu’il a décidé de poursuivre en justice. Selon lui, ce responsable, adversaire politique actif sur les réseaux sociaux contre Assalé Tiémoko (par ailleurs responsable de la Communication d’Alpha Sanogo), aurait supervisé le scrutin en favorisant son adversaire.

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« Confier la supervision du scrutin à une telle personne biaise forcément le jeu », estime-t-il.

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À entendre le journaliste, les chiffres ont été manipulés lors de la centralisation : PV écartés ou remplacés, résultats altérés dans sept bureaux de vote et taux de participation irréalistes dépassant parfois 98 % dans des bureaux où la participation n’a jamais excédé 40 % depuis près de dix ans. Il évoque également des soupçons de votes multiples, d’inscriptions de personnes décédées et l’absence de photos sur les listes d’émargement, fragilisant selon lui la crédibilité du scrutin.

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Pour étayer sa contestation, Assalé Tiémoko affirme disposer de plusieurs sources concordantes : PV originaux ou copies certifiées, photos des tableaux de dépouillement, listes d’émargement, rapports d’observateurs de la société civile et comptes rendus de médias présents sur le terrain.

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« Serein » et « convaincu »

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Au-delà de son cas personnel, l’ancien député dit craindre une perte de confiance durable dans le processus électoral ivoirien. « Si des résultats peuvent être fabriqués après le vote, alors aller aux élections n’a plus de sens », alerte-t-il, appelant à une réforme en profondeur du système électoral.

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Face à cette situation, il annonce saisir le Conseil constitutionnel, non pour annuler l’élection, mais pour obtenir la proclamation de sa victoire. « Je demande simplement que les résultats issus des urnes, tels qu’attestés par les procès-verbaux, soient respectés », affirme-t-il.

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La CEI n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations. L’entourage d’Alpha Sanogo, joint par Linfodrome se dit « serein » et « convaincu » de sa « victoire ».

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Le Conseil constitutionnel, quant à lui, a ouvert, mardi 30 décembre, le délai légal de cinq jours pour déposer réclamations ou observations, suite à la proclamation des résultats provisoires par la CEI le 29 décembre.

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Les dossiers doivent être déposés en dix exemplaires originaux avant le lundi 5 janvier 2026 à 00h. La décision de l’institution sera scrutée de près, tant à Tiassalé que sur l’ensemble du pays, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions post-électorales.

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