Moscou affirme avoir déjoué un coup d’État au Mali impliquant 12 000 rebelles et des mercenaires européens. Le Corps africain revendique la sécurisation du palais présidentiel après des combats meurtriers.
Le ministère russe de la Défense, via son « Corps africain », a brisé le silence ce dimanche. Dans un communiqué musclé, Moscou détaille les événements qui ont secoué le Mali ce week-end. Selon le Kremlin, l’offensive déclenchée le 25 avril n’était rien de moins qu’une « tentative de coup d’État de grande ampleur » visant à renverser les autorités de transition à Bamako.
SourcesD’après les chiffres fournis par le commandement russe, entre 10 000 et 12 000 combattants issus du Front de libération de l’Azawad (FLA) et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) auraient pris part aux assauts. Moscou va plus loin en affirmant que ces groupes ont été « entraînés par les services de renseignement occidentaux » et épaulés sur le terrain par des « mercenaires ukrainiens et européens ».
SourcesUne bataille pour les symboles du pouvoir
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L’offensive ne s’est pas limitée aux zones rurales. Des assauts coordonnés ont visé des infrastructures critiques dans la capitale, notamment le palais présidentiel de Koulouba. Dans le reste du pays, les villes de Gao, Kidal, Kati et Sévaré ont également été le théâtre de violents combats.
SourcesLe Corps africain revendique un rôle salvateur dans ce chaos. En soutenant la Garde présidentielle et les forces nationales maliennes (FAMa), les troupes russes affirment avoir empêché la chute des institutions.
SourcesLe communiqué souligne que « l’habileté des combattants et officiers du Corps africain […] a permis d’organiser une défense efficace, empêchant la prise du palais présidentiel ». Moscou estime qu’un « scénario à la syrienne a été évité » grâce à la sécurisation des bases aériennes et de l’arsenal stratégique de Kati.
SourcesUn bilan humain et matériel lourd
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Au lendemain des attaques coordonnées du 25 avril 2026, aucun bilan humain officiel définitif n’a encore été communiqué par les autorités maliennes, les combats s’étant poursuivis tard dans la journée et ont repris ce 26 avril.
SourcesLe communiqué des russes fait néanmoins état de pertes massives du côté des assaillants. Plus de 1 000 « éléments terroristes » auraient été neutralisés, dont 200 à Bamako et 300 à Kati. Une centaine de véhicules auraient également été détruits durant les affrontements.
SourcesCependant, le Corps africain concède que la victoire a eu un coût. Des soldats russes ont été blessés et sont actuellement en cours d’évacuation sanitaire. Tout en saluant l’héroïsme de ses soldats, le Corps africain souligne le courage de la population civile malienne. Le texte rapporte que des citoyens auraient affronté les assaillants « à mains nues » pour soutenir les forces nationales et leurs alliés.
SourcesNéanmoins, une note de frustration transparaît : les militaires russes sur le terrain déplorent une communication « insuffisante » de la part de Moscou sur l’ampleur de leurs exploits aux côtés des FAMA. Malgré une situation jugée toujours « grave », les troupes russes assurent rester opérationnelles pour poursuivre leurs missions de combat.
SourcesA Bamako, si les rues de la capitale retrouvent un semblant de normalité, la vigilance reste de mise. Sur le terrain, l’armée malienne, appuyée par ses alliés, ne relâche pas la pression et continue la traque des terroristes dans les zones périphériques.
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