Le Parlement ivoirien ouvre sa nouvelle législature ce vendredi. Les députés doivent élire leur président, une fonction clé pour la stabilité institutionnelle du pays.
L’Assemblée nationale ivoirienne ouvre sa troisième législature sous la Troisième République. Les députés, issus des élections du 27 décembre dernier, se réunissent ce vendredi 16 janvier à Abidjan pour désigner celui ou celle qui présidera l’hémicycle pour les prochaines années. Une étape institutionnelle majeure dans le paysage politique ivoirien.
SourcesÀ bulletin secret
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Selon le communiqué du secrétariat général, rendu public mardi 13 janvier 2026, le doyen d’âge Mamadou Diawara a convoqué l’ensemble des élus pour une séance inaugurale prévue à neuf heures au Palais de l’Assemblée nationale. L’ordre du jour est unique et décisif : l’élection du président de l’institution.
SourcesTous les députés sont appelés à « prendre toutes les dispositions utiles pour être présents », insiste le secrétariat général de l’Assemblée.
SourcesAucun candidat n’a été officiellement dévoilé à ce stade
SourcesCe scrutin interne, premier acte politique de la nouvelle législature, donnera le ton pour la mandature qui s’ouvre. L’élection se fait à bulletin secret, à la majorité absolue des suffrages exprimés lors de la première séance, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée.
SourcesLe président élu devra, pendant cinq ans, piloter les travaux parlementaires, organiser les débats et représenter l’institution, dans un contexte politique marqué par une recomposition des forces après les dernières élections législatives largement remportées par le parti au pouvoir, le RHDP.
SourcesAucun candidat n’a été officiellement dévoilé à ce stade. Toutefois, dans un hémicycle où la majorité présidentielle du RHDP domine largement, il est pratiquement acquis que le futur président de l’Assemblée nationale sera issu de ses rangs.
Sources SourcesUne fonction à forte portée symbolique
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La fonction de président de l’Assemblée nationale ivoirienne, quatrième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire, a connu plusieurs figures marquantes ces dernières années.
SourcesLe poste est actuellement occupé par Adama Bictogo, élu le 7 juin 2022 avec un large soutien après le décès brutal de son prédécesseur. Son mandat, qui aura duré près de quatre ans, s’achève avec la fin de cette législature.
SourcesIl avait succédé à Amadou Soumahoro, en fonction de mars 2019 à mai 2022. Ce dernier était lui-même monté à la perche après la démission de Guillaume Soro.
SourcesFigure controversée et pivot de la sortie de crise post-2011, Guillaume Soro a présidé l’Assemblée pendant près de sept ans, d’avril 2012 à février 2019. Il fut le premier à occuper ce poste sous l’ère de la Troisième République.
SourcesAvant lui, Mamadou Koulibaly avait dirigé l’institution pendant une décennie tumultueuse, de septembre 2001 à avril 2012, couvrant ainsi la période de crise politico-militaire et la transition qui a suivi.
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