La fédération ivoirienne de football a tenu son assemblée générale ordinaire le samedi 29 novembre 2025. Au cours de cette rencontre Georges Yao-Yao, Président de la Commission des Finances de la FIF, a détaillé le budget prévisionnel 2026 de 21,7 milliards de FCFA, marquant un tournant significatif pour la fédération.
Pour lui après une année 2025 exceptionnelle, marquée par des flux financiers atypiques liés à la CAN, la FIF s’engage dans une gestion axée sur la performance plutôt que sur les subventions.
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Il a souligné que pour la première fois, les recettes sportives, estimées à 7,3 milliards de FCFA, surpassent les subventions classiques, témoignant d’une nouvelle ère où la santé financière de l’institution dépendra directement des résultats sur le terrain, notamment des qualifications pour le Mondial et des primes de la CAN.
SourcesLe projet de construction d’un nouveau siège maintenu
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Interrogé sur les risques associés à cette dépendance, il a rassuré en évoquant une modélisation de scénarios budgétaires. En plus de l’objectif de 21,7 milliards, un « scénario prudent » à 13,4 milliards de FCFA a été élaboré, garantissant la continuité des championnats et des subventions aux clubs, même en cas de difficultés. Concernant les investissements, la FIF maintient son projet de construction d’un nouveau siège, financé par un emprunt de 2,5 milliards de FCFA.
SourcesLe soutien de la FIF ne se limite pas aux subventions directes de 4,6 milliards FCFA
Georges Yao-Yao a défendu cette décision, qualifiant cette dette de « bonne dette » qui permettra de générer des revenus locatifs et de construire une autonomie financière durable. Avec un ratio d’endettement de 12% et un remboursement annuel minimal, cette opération est présentée comme stratégique. Dans un souci d’améliorer le quotidien des clubs, Yao-Yao a précisé que le soutien de la FIF ne se limite pas aux subventions directes de 4,6 milliards. En investissant 4 milliards dans l’organisation des compétitions et 2,1 milliards dans la modernisation du Centre Technique National, la FIF s’engage à fournir aux clubs des infrastructures et des outils essentiels au développement des joueurs. Au total, 72% du budget sera réinjecté dans le développement du football.
SourcesCercle vertueux de la performance
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Enfin, face à des critiques sur les 3 milliards consacrés aux services extérieurs, Yao-Yao a défendu ces dépenses comme des investissements nécessaires pour garantir compétence et transparence. Il a insisté sur le fait que des experts et des services de qualité sont indispensables pour gérer efficacement l’industrie du football. Pour résumer, Georges Yao-Yao a conclu que le budget 2026 établit un « cercle vertueux de la performance », où les succès sportifs financent le développement futur, et vice versa, promettant un avenir réaliste et transparent pour le football ivoirien.
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