Juste pour boucler un peu cet aspect, le dernier marché en termes de promotion ou de construction, c’est lequel ?
PauliN Oro
L’IVOIRIEN A BESOIN D’ÊTRE BIEN LOGÉ
PauliN Oro
Par rapport à la structure 3CB, nous sommes sur trois points actuellement.Quand je dis trois points, il y a la promotion, et il y a la construction, et il y a la gestion. En termes de construction, on a des particuliers avec qui nous travaillons. Je cite un nom fictif, « Villasoro » , Villasoro, c’est la construction d’une résidence privée qu’on a réalisée. Je peux citer par exemple une ambassade. Oui, l’ambassade du Gabon. Et l’ambassade du Gabon, ça c’est en termes de construction. Pour ce projet, le terrain existe déjà, le financement aussi. Nous, nous venons en tant que constructeur. Enfin, il y a la promotion immobilière. Notre dernière promotion, c’est à Bassam (Modeste). Dans ce cas, on est accompagné par l’Etat. Cela rentre dans le cadre des logements sociaux et économiques. C’est notre opération, la dernière promotion.
Paulin OroDans toute activité, il y a toujours des risques, des mésaventures et quelques anecdotes. Quel est le chantier qui vous a causé le plus de difficultés ?
PauliN Oro
La première difficulté, en tant que nouveau, là je parle de la base. c’est le manque d’expérience qui peut vous coûter beaucoup d’argent. Et nous avons été victime en 2004 d’un projet similaire. il y avait l’éloignement du projet, il y avait la sécurité en termes de voies, et donc on a eu un marché en 2004 de 115 millions. Mais on est sorti vraiment déficitaire. En outre, avec les particuliers, comme je l’ai dit, vous pouvez ne pas avoir les mêmes sensibilités. Donc, le promoteur doit pouvoir combiner son expertise professionnelle et la gestion humaine. Ce n’est pas à négliger.
Paulin OroIl y a aussi des conflits..
PauliN Oro
Oui, les conflits génèrent beaucoup de dépenses et autres. Donc un bon entrepreneur, une bonne entreprise, doit allier le professionnalisme et l’humanisme.
Paulin OroAvec autant d’expérience emmagasinée, vous vous sentez apte, aujourd’hui, à diriger la CAPC , la faîtière des Aménageurs, promoteurs et Constructeurs de Côte d’Ivoire. Quelles sont vos motivations ?
PauliN Oro
C’est une question pas difficile, mais très large. Pourquoi je veux diriger la CAPC ? La première réponse, ce ne serait pas seulement de diriger la CAPC qui nous motive, mais c’est plutôt comment apporter quelque chose à notre champ d’actions en tant qu’entreprise. Surtout en tant qu’entreprise immobilière, il y a beaucoup de défis à relever. Et je pense que la Chambre des promoteurs devrait être vraiment une très grande branche, une branche même sur laquelle se repose complètement le ministère de tutelle. Nous avons à cœur d’apporter notre vision pour que du nouveau soit fait.
Paulin OroNous allons faire un peu de fiction. Si demain vous êtes portée à la tête de la Chambre, quels seront vos défis immédiats ?
PauliN Oro
L ‘État a fait un programme de logement social. Personnellement, c’est quelque chose qui me tient à cœur parce que j’estime que l’ivoirien a besoin d’être bien logé. Et quand nous regardons les classes sociales, on se dit qu’il y a beaucoup de choses à faire, surtout pour le social. Et c’est pour cette raison que j’ai adhéré à ce programme. Une fois dans le programme, on nous fait savoir, par exemple, que les logements sociaux sont exonérés. Parce que sans exonération, vous ne pouvez pas faire du social. Ça, c’est une part de l’État. Cette part de l’État doit être remplie.
Paulin OroDeuxièmement, on nous dit, puisque c’est toujours du social, l’État doit vous mettre des terres à disposition pour atténuer les coups. On nous dit que l’État doit faire les grandes voies pour accéder aux sites. C’est l’intérieur qui est pour l’entreprise. L’État doit jouer sa partition. Je vous avoue que, depuis 2013 où nous nous sommes engagés dans ce programme des logements sociaux, je ne crois pas qu’on ait rempli 30% des objectifs. Parce que les demandes sont fortes. C’est pour dire que l’Etat a sa part. Et l’entreprise a aussi sa part. La Chambre, par exemple, doit pouvoir défendre, non seulement, les entreprises que nous sommes, mais elle doit pouvoir aussi défendre les clients, ceux qui viennent prendre nos maisons. Ce n’est pas seulement dans le social.
Paulin OroQuand on parle de la CAPC, les membres, ce n’est pas seulement les logements sociaux. C’est tout ce qui concerne la construction, tout ce qui est aménagement. Donc on doit être regroupés et porter une même vision. Il y a des personnes qui n’ont pas la qualification,, des « brebis galeuses, » qui salissent notre corporation. Nous devons défendre notre corporation. Voici les défis à relever.
Paulin Oro


