Directrice de la société 3 CB et présidente d’une fondation qui porte son nom, Mme Pauline PAPOIN ne recule devant rien. Que ce soit en affaires comme en politique, la dernière corde qui manquerait à son arc. Allons à la découverte de cette dame » touche à tout »
Bonjour madame, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
PauliN Oro
Je suis née Koffi Adjoua Pauline, épouse de M. Papoin. Je suis la directrice de l’entreprise 3CB, , une entreprise spécialisée dans la construction, dans l’aménagement et dans la promotion immobilière. Je suis également fondatrice d’une fondation qui porte mon nom: la Fondation Pauline Papouin. Cette fondation œuvre pour les valeurs durables. On n’attend par valeurs durables, les valeurs éthiques, les valeurs comme le courage, la loyauté, la responsabilité et j’en passe…Je suis mère. En tant que promotrice immobilière, je fais partie de la Chambre des Aménageurs promoteurs et Constructeurs de Côte d’Ivoire ( CAPC).Voici en résumé les grandes lignes de ma présentation.
Paulin OroQu’est-ce qui vous a amenée, Madame à embrasser ce métier de promoteur immobilier, considéré, à tort ou à raison, de métier d’hommes ?
Pauli Oro
Le métier de la promotion immobilière, le métier de la construction, le métier de l’aménagement, très longtemps, ont été « le métier des hommes ». Pour ne pas dire la chasse- gardée des hommes. Mais ayant fait l’architecture et l’urbanisme comme formation, j’avais pour objectif de loger les Ivoiriens, et c’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas regardé le fait que ce soit réservé aux hommes. Nous avons tous eu la formation, j’ai eu la formation en même temps que les hommes, donc il n’y avait pas de raison que je ne le fasse pas.
Paulin OroDepuis quand votre société 3C-CB existe-t-elle ?
Pauli Oro
3 CB a été créée en 1991. Elle a commencé les activités réellement en 2000. Donc voilà, à peu près 26 qu’elle existe. Si vous voulez… voulez-vous savoir pourquoi ce retard pour le démarrage des activités pour une entreprise depuis 1991? Dès que je suis sortie de l’école, j’ai d’abord travaillé dans un cabinet d’architecture, en tant que collaborateur d’architecte. Et après 9 ans, j’ai commencé à travailler pour mon propre compte, officiellement, en 2000.
Paulin OroL’HISTOIRE DE MON PREMIER MARCHÉ…
Pauli Oro
Donc après neuf ans, vous décidez de vous lancer dans l’entrepreneuriat…Quel a été votre premier chantier? Comment vous l’avez eu?
Pauli Oro
vous arrivez sur le marché. Les personnes vous connaissent. Comme je l’ai dit, pour moi, ça a été fait de manière progressive. Je vous ai dit, entre 91 et 2000, j’étais salariée. Mais une salariée qui a un métier et donc d’autres perspectives. J’ai préparé ce chemin. Je ne me suis donc pas levée, vraiment, un matin, pour commencer à travailler pour moi-même. Cela a été fait de manière progressive.
Paulin OroEt le premier marché, vous le décrochez quand ?
Pauli Oro
J’ai eu le premier marché, en fait, avant 2000. J’ai eu le premier marché en 1998. Ce n’était pas un très grand marché. Mais ayant décroché ce marché, ce n’est pas le marché qui va faire que je vais partir. Mais le principe va faire que je vais partir complètement. Parce que c’était comme « faire quelque chose d’illégal. » Je travaillais pour une société et puis j’avais une autre activité. C’était, en quelque sorte, une concurrence qui ne disait pas son nom. Oui, j’ai eu un premier marché en 1998. Je l’ai exécuté entre deux pauses, je dirais! Oui, donc après ce premier marché , je suis partie complètement de l’entreprise, en 2000.
Paulin OroVous prenez donc le risque de partir…
Pauli Oro
Un risque, je dirais, oui. Mais toute activité, il y a un risque. Donc je suis partie. Et avec cette prise de risque, vous pouvez dire que c’était le moment idéal pour partir? Ou ce fut avec un pincement au cœur… Pas vraiment avec un pincement au cœur. D’abord de nature, je suis une personne, qui s’engage, une personne qui a de l’audace et qui aime prendre des risques.Je préfère m’engager et subir peut-être ce qui adviendra. Le goût du risque a payé, puisqu’aujourd’hui je suis à la tête de ma société.
Paulin OroÇa fait 26 ans que la société 3CB existe, et elle a fait ses preuves. Quelques exemples de vos œuvres…
Pauli Oro
La 3CB est citée aujourd’hui parmi les grandes sociétés immobilières de la place. On va partir des premiers marchés. Les premiers marchés ont été des marchés de construction. C’est ce point qui avait été développé réellement en premier lieu. Et en deuxième lieu, la conception qui est notre métier de base, l’architecture. Donc on a pu faire des privés, surtout en termes de conception, les villas, les privés. En construction, on a eu aussi beaucoup de privés et les confessions religieuses nous ont fait beaucoup confiance.Je vais citer par exemple Don Orion, à Anyama qui nous a donné notre premier et grand marché. Il y a également l’église méthodiste aussi qui nous fait confiance, qui nous donne beaucoup de temples à réaliser. En termes de construction, on a travaillé avec des privés comme Petro-Ivoire, Shell. Nous avons réalisé le siège de Petro-ivoire. Avec Oryx gaz, c’est plutôt des stations de stockage. C’était pour les premières années. Depuis 2013, nous sommes entrés dans la promotion. Nous faisons maintenant de la promotion immobilière. Donc la société a franchi des étapes petit à petit. Aujourd’hui, elle est citée parmi les grandes sociétés immobilières de la place.
Paulin OroAlors, présidente quand on vous octroie un marché, comment se fait le financement?
Pauli Oro
Il y a plusieurs types de marchés, donc les financements ne sont pas les mêmes. Nous avons des particuliers qui possèdent les fonds. Et là, ce qu’il faut avoir, c’est la maîtrise de son travail, l’expertise, en un mot. Après l’expertise, il faut être une personne de confiance. Donc quand vous alliez ces deux valeurs-là, les gens vous remettent de l’argent et puis vous travaillez. Parce que si pour un marché de 500 millions, on te fait confiance en te donnant une avance de 100 millions, c’est à cause de la confiance qu’on te donne ces 100 millions. Ensuite, tu exécutes les travaux, au fur et à mesure. A côté, il y a le marché étatique qui demande un pré-financement. Pour ce genre de marché, il faut aller vers les banques. ou des structures qui peuvent financer.Et là, comme je l’ai dit, plus haut, il faut que vous soyez quelqu’un de confiance. Toujours la confiance parce qu’avec la banque, vous avez une ‘historique. C’est fort de ce capital confiance que la banque peut vous financer. Un autre paramètre , c’est que votre projet doit être bancable. parce que même si la banque vous fait confiance et que votre projet n’est pas bancable, vous n’aurez pas de financement.
Paulin Oro


