À deux ans des élections municipales de 2028, la présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD), la Ministre Danièle Boni-Claverie, lance un appel pressant à l’union de l’opposition ivoirienne. Dans une tribune intitulée « L’union sacrée ou la défaite programmée de l’opposition », l’ancienne ministre de la Communication estime que la dispersion des forces politiques constituerait la principale menace pour les ambitions électorales de l’opposition.
Selon elle, les grandes formations politiques, notamment le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPACI), doivent dépasser les rivalités partisanes afin de construire une coalition solide et inclusive. Elle souligne que les partis de moindre envergure, souvent sous-estimés, disposent pourtant d’un ancrage local susceptible de peser dans de nombreuses communes.
Abel Kacou« Les petits ruisseaux font les grandes rivières », rappelle Danièle Boni.
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Boni-Claverie, convaincue que la victoire passera par la mise en commun des forces et des compétences de toutes les sensibilités de l’opposition.
Abel KacouPour étayer son argumentaire, la présidente de l’URD évoque l’exemple du Rassemblement des Républicains (RDR) au début des années 2000. Après avoir boycotté les élections législatives de 2000, le parti avait réorienté sa stratégie en participant activement aux municipales de 2001, une démarche qui lui avait permis de renforcer son implantation locale avant son accession au pouvoir en 2010
Abel KacouFace aux échéances à venir, Danièle Boni-Claverie préconise la constitution de listes communes dans plusieurs localités afin de faire prévaloir l’intérêt général sur les ambitions individuelles.
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Pour elle, l’opposition se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire . Et cela exige « lucidité stratégique » et sens du rassemblement.
Abel Kacou« En unissant la force de frappe des grands partis à l’ancrage local des jeunes formations politiques l’opposition pourra bâtir une alternative crédible et répondre aux aspirations de changement exprimées par de nombreux Ivoiriens », conclut-elle.
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